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     LES NUITS SONORES à FOND DE CALE   
 par Coddo del Porta


Slimane et Véro avaient lancé l’invitation des mois auparavant : nous pouvions tous venir pour les Nuits sonores, l’appartement était grand, nous étions les bienvenus. Jack, Ludmilla et moi avions honoré l’invitation. Elle nous avait précédés, par le train, celui d’avant, et nous attendait chez Véro, rue Malesherbes. Gare de Lyon, train, Part-Dieu : rien à dire, sinon que la mode des marinières était revenue et qu’il était interdit de fumer dans tous les wagons – pauvre Jack. Nous voilà dans le métro lyonnais. C’est futuriste et rétro. Pendant que nous attendons la rame, je me creuse la tête pour trouver un mot-valise qui condenserait l’une et l’autre idée. Rétruriste ? Futurétro ? Nouvieux ? Le métrold ? C’est bon ça, non, le métrold ? Jack acquiesce mais comme il n’a pas fumé depuis que nous sommes sur le quai – douze minutes ? une journée ? on perd la notion du temps, dans ce foutu rétropolitain – il m’invite poliment à me taire. Très bien, je la ferme. Toujours fasciné et hors du temps, je m’attends à voir entrer Mrs Peel, Barbarella, Georges Pompidou dans notre wagon, mais les gens paraissent normaux, sauf un type en marinière dont le visage m’est familier. J’en parle à Jack : « Son visage ne t’est-il pas familier ? » Il comprend de travers : « Des virages par milliers ? Tu veux rire, on roule en ligne droite depuis la station précédente. D’ailleurs j’ai bien remarqué que… – C’est là qu’on descend, laisse tomber. – Clope ! »
Nous montons chez nos amis Slimane et Véro qui nous accueillent à bras ouverts, avec des merguez. Ludmilla, arrivée depuis un bail, s’impatientait. Vite, nous mangeons, Jack fume à la fenêtre, nous discutons. Il reste une demi-merguez dans la poêle : « Je suis la première apparition d’Eric Tabarly. En forme de demi-merguez. Ou alors la deuxième. » Cette pensée m’inquiète : je change donc de sujet en mâchant un bout de la demi-merguez et nous énumérons tout ce que nous avons manqué des premiers événements des Nuis sonores 2006. Les uns et les autres, nous aurions bien passé la journée de mercredi à la Piscine du Rhône, pour Garnier all day long mais non c’était jeudi mais oui mercredi il y avait Luciano et Villalobos et toi Erik Rug tu l’as déjà vu mixer Erik Rug toi non plus pour Nathan Fake ce soir c’est déjà trop tard on n’a pas idée aussi de le programmer à 18 heures ah ! bon c’était 22h30 ben c’est pareil on n’était pas encore là et puis la dernière fois. ON Y VA, MAINTENANT. Hop ! tous les quatre en taxi – Véro reste chez elle. Avec un peu de chance, on arrivera avant la fin du set de The Hacker, sauf si ces types, presque tous en marinière, ne dégagent pas de la chaussée – mais Ludmilla ne les a pas vus : « Quels types en marinière ? ». Une fois arrivés à Port Rambaud, nous ne sommes pas encore à Port Rambaud : il faut marcher, la longue marche. Beaucoup sont morts, surtout Siméon Simionovitch dont le corps gît sûrement toujours dans un fossé, sur le quai désert de la Saône, à quelques centaines de mètres seulement de l’entrée des Docks. Si près du but, Siméon Simionovitch ? Une fois sur place, on nous fouille mollement pendant qu’une poinçonneuse hilare poinçonne. Un des guichetiers me regarde, à travers son hygiaphone. Il porte un bonnet de marin. « Je le reconnais, là-bas, ce gars. – Oui, j’ai reconnu Alan Vega aussi, mais je ne sais plus quel morceau. » Jack entend mal, parce qu’il a une clope dans la bouche.

À nous deux, les Docks ! Une friche immense, le long du fleuve, du béton et de la ferraille de tous les côtés : voilà à quoi ressemble le site principal du festival lyonnais. On rêve de lieux aussi spacieux, en pleine ville, à moitié à l’air libre, pour écouter de la musique. Il fait très chaud à l’intérieur et la foule se masse autour des scènes. Alan Vega, effectivement, sur la première, à croire que la surdité de Jack fluctue. Il lit les paroles de ses chansons sur une feuille chiffonnée, juste avant de les prononcer – on ne peut pas vraiment dire qu’il chante. Nous le voyons tous pour la première fois et tandis que les uns s’ennuient et tirent les autres par le bras (« Et la scène 2, elle a l’air mieux, non ? »), je sens une odeur douce, animale et artificielle à la fois, comme si se mélangeaient des relents de putréfaction, un nuage de poussière et l’envol d’une nuée d’insectes aux ailes poudreuses. Je crois que c’est Alan Vega qui suscite cette émotion : il ressemble à un saint en extase, accroché à son micro et près de tomber. Sa voix vieillit et nasille et c’est elle qui le fait vaciller. Autant qu’au pied du micro, il s’accroche à sa feuille dégueulasse : à quoi bon lire les paroles, on ne comprend rien à ce qu’il raconte, il prophétise mais on ne comprend rien. Saint sur le retour, il a un côté vieille pute, très attachant. Comme sa passe approche de la fin, nous décidons de nous retirer du côté de la scène 2, tout au bout des bâtiments.

The Hacker a presque fini sa passe à lui – plus que deux morceaux, mais des tubes. E.t. m.a.i.n.t.e.n.a.n.t. on est baisés, il se fait tard : la moiteur est si insupportable, la foule si dense et unie dans le son que l’on comprend ce que l’on a manqué. Nous prenons l’air dehors un moment, pendant que Trentemoller commence son live, accompagné de son acolyte DJ T.O.M. aux platines. Un individu louche, portant une casquette à la capitaine Haddock, demande du feu à Jack et lui offre une clope, pendant que Ludmilla, Slimane et moi devisons, au frais : « Tout de même The Hacker bla bla chaud dommage bla raté mais j’avais déjà vu bla bla connais pas ce gonze à casquette bla je boirais bien une bière moi aussi on n’a qu’à bla bla j’y vais bla et sur la scène 3 bla bla laisse tomber ça craint j’en viens ». L’excitation a fini de retomber car le duo, sur scène, ne se montre énergique que par fulgurances.
À Jack qui revient vers nous, je pose quelques questions sur son interlocuteur, mais son envie d’aller aux toilettes, son envie de boire une bière fraîche et son envie de fumer une clope le submergent, si bien que je repousse mon interrogatoire à plus tard. Je songe qu’au fond, la chaleur intenable de la salle – ouverte de plusieurs portes sur un côté mais fermée des trois autres, par conséquent impossible à aérer – joue peut-être en défaveur des artistes, à commencer par Trentemoller. Le type à la casquette sans sa casquette revient alors à la charge, mais comme Jack pisse, que Slimane voulait boire et que Ludmilla, cellulaire en main, avait commencé d’errer dans la foule à la recherche de vagues amis, je restais seul face à lui. Il me regarde, esquisse un sourire mais ses lèvres si fines et inexpressives empêchent d’interpréter complètement ce sourire comme marque amicale : en réalité, cette position des lèvres et les pattes d’oie de part et d’autre des yeux demeurent ainsi fixes, qu’il soit en colère ou qu’il pique un fou rire. Pour mettre un terme à ces élucubrations, inquiétantes, je m’adresse à l’inconnu : « Alors, Eric, vous fréquentez assidûment les festivals de musique électronique ? – Depuis les années 90, oui. Je me souviens, alors que vous ne sauriez garantir que je me prénomme Eric, n’est-ce pas ? des Boréalis, à Nîmes d’abord puis à Montpellier. – Vraiment ? Comme c’est intéressant. – Ils diffèrent peu des festivals de rock, en fin de compte. Bien que vous ne puissiez vous assurer d’aucune manière que je m’appelle Eric, je dois dire que seule l’heure à laquelle les soirées se terminent varie. – Certes, certes. » Je commençais à perdre pied, quand Ludmilla revint, surexcitée, deux flûtes de champagne à la main, une troisième à moitié vide dépassant de son sac. Dans sa hâte de me montrer ses trouvailles, elle avait foncé dans le drôle de type, l’avait bousculé et avait failli en tomber (ou alors elle avait glissé sur une bouteille vide), de sorte qu’il s’était évanoui plus vite que son ombre. « Quel type ? – Le même que tout à l’heure, à qui Jack parlait en fumant des clopes. – Voilà qui m’étonnerait fort, car je n’ai presque pas fumé de clopes ce soir, je m’en souviendrais. » Jack était revenu lui aussi, talonné par Slimane qui finissait une septième bière, pour se rafraîchir : j’allais donc pouvoir lui demander de quoi ils avaient parlé, le marin d’eau douce et lui. Seulement il ne lui revenait pas le moindre souvenir d’un type à casquette, d’une discussion avec un inconnu ni de clopes. D’ailleurs il en fumerait bien une ou deux, pendant qu’on attendait Booka Shade. Il se souvenait pourtant, de ce bonhomme, plus tout jeune, hein, grand comme moi, peau burinée, casquette, enfin voyons. Devant sa totale incompréhension, je résolus d’emmener tout notre petit monde dehors, pour profiter de la brise quelques instants, mais je vis alors une vague immense venant de l’autre rive de la Saône s’élever, grossir, se jeter sur les Docks et, s’arrêtant à la frange du bâtiment, repartir pleine d’Espagnols qui traînaient par là. Ils n’avaient qu’à pas sé traîner, dou reste, au pied dou grillage sous prétexte dé prendre lé frais en attendant la souite. Ni Slimane, finissant sa huitième bière, ni Ludmilla et Jack abouchés et pantelants, ne s’émurent du raz-de-marée express ; aussi décidai-je de finir ma flûte. C’était la deuxième apparition d’Eric Tabarly, dans une colonne de fines bulles : « Et de trois. Est-ce que le compte est bon ? » Les premiers cris devant Booka Shade me tirèrent de cette rêverie et nous rejoignîmes le public, emportés dès ce moment aussi bien par la vigueur avec laquelle les deux Allemands bougeaient derrière leurs machines que par les rythmes et les mélodies. Lorsque « Mandarine girl » fit entendre ses première notes, tout le monde sautait, hurlait, levait les bras en l’air et dansait sourire aux lèvres – à l’exception notable de Tabarly, toujours là dans un coin, près d’un poteau, qui gardait les lèvres jointes et les yeux bleus. « Là, devant nous, en vareuse rayée vert et blanc, tu le vois, ce type ? C’est lui ! – Wouuuuuuuuuu ! Wouwouwouwouwouuuuuuuu ! Wouuuuuuuuuuuuuuuu ! » Rien à en tirer, de Jack, décidément, et Slimane et Ludmilla étaient perdus dans la foule. Autant profiter de Booka Shade.
Quand ils laissèrent la place à Agoria, je retrouvai Slimane, deux chopines en main, et Ludmilla refit surface : ses flûtes étaient vides, son sac en était rempli et une moue de déception se mêlait à son sourire, lui faisant dire « Qui veut venir avec moi chercher du champagne ? » C’était mon tour, habile prétexte pour échapper à la masse compacte des fans du DJ lyonnais dont le mix – et c’était la deuxième fois que je le constatais en peu de temps – manquait de tenue : trop précipité, trop préoccupé par les tubes, mais par la construction d’un édifice équilibré et élégant, bien trop peu. Comment ne pas sombrer dans la démesure quand on a devant soi un public déjà gagné, ne pas le repaître d’architubes, ne pas amplifier dès le départ son plaisir jusqu’au maximum : car c’est ce que, croit-on, le public demande. Agoria, dès le premier quart d’heure, grillait toutes ses cartouches : sûr de moi, je gagnai le bar-à-champagne le plus proche. En chemin, je rencontre Riton-grandes-quilles. Scène de retrouvailles (abrégée)  : « Oh ! Toi ici ! Chouette ! Super soirée ! Retrouvons-nous demain ! Bises ! » Retour à la scène 2 : comme prévu, Agoria finit d’épuiser ses fans. Certains agonisent silencieusement, d’autres forment des tas humains agités de tremblements et, seuls raisonnables parmi les montagnes de cadavres desséchés, Jack fume des clopes, serré de près par Ludmilla, et discute avec Slimane des qualités gustatives de la bière. J’arrive à temps avec le champagne et nous dirigeons nos pas vers les autres scènes.

Loin d’Agoria et de l’hystérie, nous écoutons brièvement le breakcore de Paral-lel, mais Ludmilla décrète bien vite que cette musique se marie mal avec sa casquette et nous gagnons la scène 1. C’est un refuge, un lieu hors de tout lieu où se répand une musique différente de ce que nous avions entendu depuis notre arrivée : ni mélodique, ni house, mais tellement entêtante. Saint Alan reparti, une sorte de transe vaudoue s’empare de nous à présent. Nous tombons en arrêt : My Robot Friend. Sa voix blanche s’oppose à l’exubérance de la prestation : ses membres se doublent de guirlandes lumineuses, partout la lumière – un corps de lumière à l’infini, car son corps est non seulement redoublé par cet exosquelette lumineux, mais triplé, quadruplé, quintuplé par sa propre image. Il manie en effet une caméra, tenue à bout de bras, et filme son visage rendu blême par la vive lumière qui l’encadre : sur les écrans, de part et d’autre de la scène, sa face énorme se répète. Fixée au centre d’une sphère articulée qui grossit et diminue selon les mouvements, la caméra ressemble à un virus examiné au microscope autant qu’à un œil invasif – notre œil de spectateur agité de convulsions. My Robot Friend existe donc à la fois dans son habit lumineux, dans l’œil-tumeur qu’il manie devant lui et sous la surface des images que ce dispositif projette autour de nous. Derrière le chanteur, à ses machines, une autre lumière en extension d’un corps : lampe à acétylène vissée sur le crâne, le musicien devient spéléo de sa propre musique, car la scène, pour mieux laisser voir le corps illuminé de My Robot Friend, est par ailleurs plongée dans l’obscurité complète. Le spectacle nous hypnotise et le public, pourtant clairsemé dans la salle, arbore un sourire serein. Ridicule, My Robot Friend ? Non, ce sourire exprime la béatitude – l’ange de la cathédrale de Reims, un Bouddha, Mona Lisa, Eric Tabarly. Eric Tabarly ? Nom de Dieu, il m’a retrouvé : je devine son visage dans la pénombre et sur ses lèvres je lis, je crois lire : « Mille sabords ! », articulé mais imprononcé. Inutile, de toute façon car la musique de My Robot Friend semble ne jamais devoir finir.
Prétextant une forte envie de manger, j’entraîne Slimane, Jack et Ludmilla vers une buvette : croissants et café pour les uns, hot-dogs pour les autres, après quoi nous envisageons de rentrer, maudissant par avance le long trajet à pied qui nous attend. À peine sortis des Docks, une première chute : c’est Ludmilla qui se prend les pieds dans rien et s’étale ah ! non elle se rattrape mais glisse attention est-ce que tu… J’ai l’épaule déboîtée car elle s’est rattrapée à mon poignet sans crier gare, mais Ludmilla est saine et sauve. J’aimerais bien savoir qui peut bien crier « Gare ! » Slimane a une pensée émue pour Siméon Simionovitch. Une libation, peut-être ? Mais son gobelet de bière, percé, s’est déjà répandu le long du chemin. Jack clope à sa mémoire. « Hein ? Quoi ? Tu disais que tu n’avais plus de cigarettes, Jack ! – J’ai assommé un type pour avoir ce paquet-là, baby. Il était plus petit que moi, heureusement. » Alors que Ludmilla trébuchait une septième fois, se raccrochant à la tête de Slimane de laquelle elle arracha une touffe de cheveux, un taxi, miracle, un taxi ! UN TAXI ! Jack le hèle, Ludmilla se jette sur la chaussée, je hurle, Jack arrache le rétroviseur gauche, Slimane boit une gorgée de bière et nous montons. « Rue Malesherbes ! » Dans l’ascenseur immobilisé entre les troisième et quatrième étages, Tabarly à nouveau. « Jack, tu le vois, n’est-ce pas ? Il a le coude dans tes côtes et joue avec la fermeture de ta veste. Dis-moi que… N’est-ce pas ?… Jack… – Nom de Dieu, j’ai paumé mon paquet de clopes ! – Jack, c’est Tabarly, là, Eric Tabarly ! Merde ! – Ah ! non, ouf, j’ai halluciné, il était dans ma poche. Tu disais ? Rita Marly ? Connais pas. » Fume, Jack, fume une clope, tant pis. L’ascenseur a redémarré et nous allons bientôt nous coucher. Mais demain : « bla pas y aller trop tard bla bla Coldcut ou sinon Weatherall génial bla bla mais ne pas rater Justice, ni (T)ékël trop bien bla bla et Jennifer Cardini bla bla et Joh Lord Fonda alors et aussi bla apéro sonore bla plateau de rêve… ».

Tu parles d’un lendemain : levés à 14h30, nous visitons le vieux Lyon, la Presqu’île. Tout va bien. Riton-grandes-quilles, crêpes, retour à l’appartement. Tout va bien. Rue de l’Arbre sec, Guinguette électronique : rien ne va plus, mal au bide. Pharmacie ? Fermée. De garde ? Trois heures de marche dans la brousse. Il paraît que c’était bien, la soirée de samedi : Abe Duque a mis le feu, Jennifer a clos le festival en dansant sur ses platines, Jack a fumé des clopes. Il paraît. J’ai passé la nuit aux toilettes. La chiasse du siècle. Je soupçonne la demi-merguez. Tabarly, tu m’as eu.

Je l’ai revu, lundi, à la Part-Dieu, avant le départ. Dans le tortillard qui s’arrête sur la voie d’en face, il est encore là, dans la cabine : il me nargue, ce salaud, avec son sourire plat et son pull marine. On n’entend pas ce qu’il dit au machiniste, mais quand sa bouche a fini de remuer, le train redémarre et Jack à côté de moi, qui fume des clopes, n’a pas le temps de se retourner : « Là ! C’est Tabarly ! Il est revenu ! » mais j’ai beau crier, le grincement lent des roues sur les rails déforme ma voix, et la panique aussi. Jack : « La sieste à Paris ? Ouais, ben minute, on n’est pas encore dans le train. Laisse-moi le temps de cloper, tu veux ? » Et merde, si Ludmilla était encore avec nous, elle l’aurait vu, elle m’aurait cru. Voilà plus d’une heure qu’elle est montée dans le train, celui d’avant, et elle va bientôt y arriver, à Paris. La prochaine fois, je le lui montrerais, elle était prête à me croire, elle me croyait presque : oui, Tabarly, Eric Tabarly, d’accord. Il était mort, tout de même, non ?

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