Plus de taf.
Plus rien. En deux semaines, je suis passé de rédacteur intouchable à par-ici-la-sortie-boy.
Dingue !
Mais je vais pas me laisser faire. Comme disait mon oncle mafieux marseillais
: « laisse-moi seul et à poil dans le désert, et un an après,
je serai de retour et je vendrai du sable ! ».
Quelques coups de mobile bien placés, deux/trois apéros incontournables,
les bonnes poignées de mains au bon moment…
Et voilà, je suis sur un nouveau coup. Pas le coup du siècle,
mais plutôt une mission qui colle à fond avec mon mood
du moment : me casser de Paris.
Ma mission : vérifier l’exactitude d’un manuscrit arrivé
à la rédaction et racontant l’histoire d’un type nommé
Dirk Dieter-Roth qui aurait pu devenir un Bowie number two s’il
n’avait pas raté plusieurs marches. Bien entendu, si tout est vrai,
j’ai carte blanche pour pondre un gros article…
Je pars avec peu de choses, mais la douce odeur de l’aéroport
de Roissy vaut bien quelques sacrifices : 700 euros d’avance, un billet
aller-retour pour Berlin, une jeune photographe au doux nom d’Erica, le
manuscrit sur Dirk et le numéro d’un contact.
Gehen Sie !
J’arrive à l’aéroport de Berlin-Schönefeld et
on file rejoindre Bruno, un vieux pote danseur qui vit là depuis plusieurs
années. Retrouvailles, anisette, côtelettes d’agneau marinées
et bon vin.
Je suis à Berlin !
Petit matin, grand beau temps, Frühstück 1
en terrasse sur Kastanienallee dans le nord-est. Ce qui est le plus frappant,
c’est l’ambiance so cooooool de la ville. No speed,
no stress, tout est large, chaque individu à ses trente mètres
carrés d’espace libre autour de lui… Paris sucks ! (bien,
il est vrai).
Mon contact qui parle un anglais approximatif me donne rendez-vous le soir même
dans un club de Kreuzberg, le SO36.
Du coup, c’est quartier libre. Avec Erica, on se promène toute
l’après-midi dans Prenzlauer Berg.
J’en profite pour investir dans une veste vintage orange bien
chaude, Bruno m’ayant averti de la rudesse des nuits berlinoises. Erica,
quant à elle… J’essaye de la suivre, je la perds plusieurs
fois, et finalement jette l’éponge.
J’en profite pour siroter une bière au soleil et bosser un peu.
Le manuscrit me révèle quelques infos inattendues : Dirk est né
à Berlin en 46, études d’art, très doué, part
pour Paris en 67, et là, rencontre Gainsbourg. Il aurait bossé
pour lui sur « Requiem pour un c… », et aurait fait quelques
prises de theremin pour « Intoxicated man » qui sortira l’année
suivante. Mais une soirée qui tourne mal l’oblige à rentrer
précipitamment en Allemagne.
Là, il se met à bosser sur des machines, devient un spécialiste
du theremin 2 et du Trautonium 3, fabrique même un synthé à
synthèse soustractive 4 qu’il appelle L.O.B.
Un exemplaire.
Il se plonge alors dans le mouvement Krautrock 5 naissant, participe à
plusieurs groupes tel que Cluster 6, joue plusieurs fois au Zodiac Club 7,
fréquente Conrad « Conny » Plank 8 et Conrad Schnitzler
9. C’est à cette époque qu’il développe des
happenings en couplant machines et drogues pour former une « machine humaine
» qui produit/compose des sons. Cette machine, c’est son cerveau
et ses synthés.
Perché, le Dirk !
En 77, il rencontre Bowie et Eno. Il aurait travaillé sur Low,
et plus exactement sur « Art decade » et « All saints ».
La totalité des prises originelles seraient passées par le L.O.B.
pour créer cet entremêlement d’échos. Mieux, les paroles
de « Warszawa » seraient sorties du L.O.B. modifié lors d’une
séance d’enregistrement, Bowie les ayant notées sur un bout
de papier. Mais il n’apparaîtra jamais aux crédits de l’album…
D’après un témoin qui travaillait dans le célèbre
studio avec vue sur le Mur, Dirk était à l’époque
totalement parti dans un autre monde, faisant de savants mélanges de
dope avant chaque enregistrement, pour aboutir à un ensemble parfait
humain/machine. Il montait/démontait méticuleusement ses synthés
suivant ses prises de défonce, préparant de nuit pour enregistrer
le jour.
Tony Visconti affirme que c’est Eno qui vira Dirk un matin alors qu’il
avait désossé une partie de son Synthi AKS10 pour le brancher
sur le L.O.B.
Dirk était prêt à jouer, et il était tellement défoncé
qu’il resta plusieurs heures devant la porte du studio fermée en
continuant à tourner des boutons… dans le vide.
Erica me retrouve, retour chez Bruno, douche en écoutant Thrills
d’Ellen Allien.
Plus particulièrement « The brain is lost » que j’absorbe
sous la douche, en extase immobile.
Direction le SO36 11 (Südosten 36), club
mythique des débuts 80 où le mouvement punk a rincé de
sueur les murs granuleux. C’est dans cette longue salle de bal baignée
de rouge que nous attend Arnulf, notre contact. Grand mec sec, la cinquantaine,
all dressed in black. Il fait un peu peur, on sent derrière
son visage marqué une longue histoire injuste, des souffrances sans contrepartie.
« Have you read my Dirk's biography ?
– Oh ! You wrote it !
– Yeah, I did. I was Dirk's boyfriend… »
Pour une surprise… Dirk est gay.
« Where is he ? Can we meet him ?
– Yes, he’s here. Wait a minute ! »
Arnulf quitte le bar et s’enfonce dans la foule. Au fond de la salle,
les clubbers hurlent sur les notes acides du live des Clones, deux
jeunes français bookés pour la soirée. Je m’attends
déjà à voir arriver Arnulf et Dirk, comme deux frères
jumeaux.
C’est mon jour de chance, il m’aura fallu vingt-quatre heures pour
dénicher le bonhomme. Je commence déjà à échafauder
une interview, Gainsbourg, Bowie et Eno, si tout cela est vrai c’est de
la tuerie, Berlin va devenir mon paradis personnel…
En attendant, on commande en série des gins tonic à cinq euros,
merci la grande Allemagne réunifiée.
Un petit tour sur le dance-floor, les Allemands dansent sans grâce
mais avec fougue, comme pour exister. Tout le contraire de Paris où ils
dansent bien, mais pour rien. Passage par les chiottes, je tope un g de speed,
dix euros, je tape direct. Retour au bar, les yeux en gyrophares.
Arnulf se ramène enfin, seul.
« He’s gone. I think he goes to the 103. Another club not so
far.
– Ok, let’s go. »
Arnulf me rattrape par le bras.
« You know, TG 12 has played in this
club in 1980… I think it was in November. Dirk was here too and after
this show he decided to move to the East.
– Ok, ok, we’ll talk about that later. Let’s go… »
Un dernier gin, une dernière trace, taxi et club 10313
nous voilà.
L’ambiance est plus chaude, la foule plus compacte. Les murs peints en
noir masquent la ville au-dehors pour que les clubbers puissent se
concentrer entièrement sur la musique.
Sascha Funke diffuse un beat massif tout nu, frissonnant tous les trois
temps, avec hoquet intégré. Tout le monde dodeline lentement en
suspension, accroché à sa pinte de bière.
Arnuf parle rapidement avec la serveuse derrière le bar : crinière
blonde/tatouages de serpents/bustier cuir/rouge rouge sur les lèvres.
Puis passe un coup de fil en se blottissant dans un coin pour se protéger
du son.
« Dirk is not here anymore. She saw him but she doesn’t know
where he’s gone…
– Ah ! Et qu’est ce qu’on fait maintenant ? What
do we do now ?
– I go home. I’m tired. Call me tomorrow… »
On l’a raté de peu.
Erica en ayant marre de cette chasse au trésor, on se détend avec
un nouveau gin, puis on se retend avec quelques poutres. Le speed ne
défonce pas, il vous brûle et accélère votre perception
du monde. Du coup, ce qui vous entoure bouge plus vite, vous êtes projeté
dans un film des années 20 en dix-huit images seconde… Salut Buster
Keaton !
8h45 du mat’, taxi et retour dans le nord.
Tentative d’endormissement, mais pas facile à 230 Km/h.
Le poppers d’Erica arrive finalement à imposer son rythme
lourd/bouillant.
Je dors en regardant par la fenêtre.

Réveil brutal, huit appels, c’est Arnulf. Douche, café
froid, lunettes noires, direction Karlmarxallee où il nous attend au
café du Kino International, le grand cinéma officiel de l’ex-RDA.
« Dirk will come. He wants to meet you !
– Ok, cool, on se détend. Zwei Milchkaffee, bitte ! »
J’en profite pour cuisiner Arnulf. Lui-même ne le voit pas souvent.
Dirk habite avec sa femme Ulrika dans le quartier de Friedrichshain. D’après
lui, il passe son temps sur Internet et lit beaucoup. La musique, c’est
uniquement en mp3, et uniquement celle des autres…
Il a aussi des problèmes respiratoires, et porte quelques fois une petite
bouteille d’oxygène. Bref, il a l’air fini.
Au bout de deux heures, coup de téléphone. Il ne viendra pas.
Trop fatigué aujourd’hui.
Mais on a un autre rendez-vous : demain, au Palast der Republik14.
On rentre et j’en profite pour finir la bio de Dirk.
Après l’épisode Bowie, Dirk délaisse la synthèse
pour se pencher sur les générateurs de rythme. Il part en 78 aux
États-Unis. et rencontre Nolan Bushnell 15 qui
vient de quitter Atari. Il fabrique alors le DRUUM, une boîte à
rythme couplée à un ordinateur qu’il branche directement
sur lui.
De retour en Allemagne avec sa nouvelle machine, il parcourt le pays et fait
de nombreux happenings, à Munich, Hambourg, Dortmund, Cologne, Düsseldorf.
C’est là qu’il rencontre Florian Schneider, membre de Kraftwerk.
Ayant besoin d’argent pour sa consommation de dope qui est alors monumentale,
il lui aurait vendu une copie du DRUUM, qu’on entendra sur Computer
world.
En 80, il rencontre Neil Megson et Cosey Fanni Tutti de TG, leur refile quelques
bandes pour Industrial records, mais rien ne sortira.
Le soir de leur concert au SO36 – le 8 novembre 1980 – il disparaît.
Arnulf ne le reverra que neuf ans plus tard – le 9 novembre 1989 –
à la chute du mur.
Dirk lui raconte alors sa fuite vers l’Est, sa folie, sa désintoxication,
son intégration en tant qu’ingénieur chez Vermona 16,
fabriquant de synthés, sa rencontre avec Ulrika.
Durant ces neuf ans, Dirk a composé prés d’une vingtaine
d’albums.
Qui ne sortiront jamais !
Le Palace de la République n’est plus qu’un squelette vide
de poutres métalliques. Un peu comme Dirk, que nous voyons arriver en
compagnie d’Arnulf et d’un jeune garçon, Max, son fils.
Installés à la terrasse d’un café, nous commençons
à discuter. Dirk est quasiment invisible derrière ses lunettes
noires, caché sous une large casquette de l’armée. Il hoche
la tête à chaque phrase de son voisin et nous regarde à
peine.
Tout le monde commence à se détendre quand un coup de tél
arrête tout. Il faut partir, Dirk doit gagner Düsseldorf au plus
vite. Arnulf me rappellera…
Il reste Max, qui parle très bien français. DJ, il mixe quelques
fois au Panorama Bar et au Week-end. Il nous propose de nous guider à
travers les meilleurs clubs de Berlin.
On prend donc rendez-vous, et l’on rentre un peu déçus.
Les jours qui suivent ressemblent étrangement à un film expérimental
en super 8.
Je veux dire, dans ma mémoire.

Pourtant tout commençait bien. Rendez-vous à la Circlecuture
Gallery 17 en plein Mitte, pour l’expo
de Matthew Hawtin, le frère de Richie. Trois œuvres minimales nous
attendaient, ainsi qu’un G de MD. Max ressemble déjà à
un bonhomme en Play-Doh, yeux mi-clos et sourire béat, avec ses lunettes
noires vissées en permanence sur le haut de son crâne.
J’aperçois Richie Hawtin qui porte son bac de disques, il joue
ce soir pour la dernière date de la tournée Min2max à l’Atomschutzbunker.
C’est d’ailleurs là que nous allons. L’endroit est
en fait un parking souterrain, lieu mythique où se produisent les afters
Beatstreet. Mais malgré notre grande patience – le MD faisant
merveille dans la file d’attente interminable – on ne rentrera pas.
Peu importe. Max nous conduit au Week-end 18,
Alexander Platz, club juché au treizième étage d’une
tour au cœur de Berlin. Erica, bien allumée, tape du speed
sur la main de Max dans l’ascenseur. Quand la porte s’ouvre, on
entre directement dans le club.
Ambiance chaude et beats lourds. Basti Schwarz, membre des résidents
Tiefschwarz, officie de main de maître aux platines. Les larges vitres
qui entourent le club laissent voir à nos pieds tout Berlin, avec une
vue imprenable sur Karlmaxallee. Je ne peux m’empêcher de penser
que Dirk habite là, en bas, oublié par ces danseurs ruisselants
et extasiés. J’ai une subite envie de pleurer quand la montée
de MD percute de plein fouet son image un peu jaunie de jeune pionnier de l’électronique.
Max me prend alors par le cou et m’emmène sur le dance-floor,
Erica a les bras en l’air, j’ai le cœur Tchernobyl, Basti nous
propulse en quatre secondes vers le ciel avec « Issst », c’est
fou l’hétérogénéité du dance-floor,
de 18 à 67 ans, j’ai compté, le gin tonic est toujours aussi
peu cher, la dame pipi est adorable, on est plus sur terre, c’est confirmé
par la radio interne du club, Max n’arrête pas de faire des verres,
je ferme les yeux…
On redescend… par l’ascenseur.
Le Club des Visionnaires, c’est l’endroit rêvé pour
l’after. Une petite cabane en bois, entourée de pontons qui marchent
sur la Spree, des saules pleureurs pleins d’ombrage qui veillent sur les
grappes de clubbers en pleine récupération.
Le dance-floor est aussi grand qu’un salon parisien du XIe, mais
l’ambiance est exceptionnelle. Le speed me tient debout, le MD
me garde tendre à l’intérieur.
Les heures s’écoulent dans la rivière, les rencontres se
diluent dans les verres d’alcool, Erica roule des pelles à Max,
putain, elle est pas pro !
Quelqu'un éteint la lumière, la nuit est déjà de
retour, direction le Panorama Bar 19…
Planqué dans un no man’s land, ce club est le temple ultime du
clubbing berlinois. Décors industriels, escaliers en acier,
techno minimale qui suinte des murs, je colle au dance-floor pendant
des heures. Il n’y a rien ailleurs, rien, juste le vide sidéral
sans vie. Villalobos a l’art et la manière de faire plus fort,
plus haut, plus loin. L’expérience offerte vous lave de toute trace
de civilisation, de tout souvenir de clubbing, rien ne résiste
à la pulsion primaire de ce dance-floor en fusion. Ici, on danse
24/24h avec la rage au ventre, le monde disparaît sous ces basses monstrueuses
qui ne s’arrêtent jamais.
Cette ancienne centrale électrique désaffectée est toujours
en service, elle marche à l’humain ! Des milliers de clubbers
se relaient jour et nuit pour nourrir le ventre, Berghain, la salle centrale,
le temple gothique du monstre. Tout un organisme se cache là, un labyrinthe
tentaculaire ou les corps en sueur se blottissent, une salle secrète
nommée le Laboratory réservé aux mutants… L’énergie
électrique ne circule plus dans les câbles, mais dans les espaces
battus par les clubbers, elle est palpable, elle brûle, elle
circule librement dans l’air et se laisse parfois aspirer pour nourrir
les nouveaux venus.
La bête vie, j’entends son pouls, Erica a les yeux transparents,
Max change de tenue toutes les quatre secondes, les sons putains, les sons !
On est recraché par la bête, on roule, roule jusqu’au Bar
25 20, une nouvelle cabane en bois qui flotte
sur une nouvelle rivière. Le speed me rend forme humaine, je
parle allemand, je suis communiste, je monte des expéditions, on se perd
à chaque fois, on se retrouve dans le désordre, il faut partir,
on prend un radeau, Erica rame, Max surveille la boussole, cap sur Berghain,
la rivière se jette dans la gueule du monstre, rien n’a changé,
je suis resté immobile, non, je danse, j’ai dansé, je danserai…
Flou, flou, flou, noir.
17h30, lunettes noires.
Soleil. Terrasse.
Il y a Erica, Max, et cinq autres personnes.
Des rencontres.
On boit de petits verres de Jägermeister 21 très amers.
Quelques Früshtücks presque intacts gisent sur la table au
milieu des verres.
Depuis un petit moment, j’ai repéré un curieux phénomène.
Max donne des consignes, en allemand. Les autres me jettent des petits regards.
Je sens le malaise. Il est palpable.
Même Erica est dans le coup ! Elle aussi participe à cette cabbale
contre moi. Il faut que je trouve une solution, que je m’échappe,
ou mes jours sont comptés. Prétextant d’aller aux w.-c.,
je longe le mur et m’enfuis à travers les rues de Berlin. Ils vont
sûrement me poursuivre, ils veulent se venger…
Le réveil fut très dur.
Je suis seul dans un petit parc, couché dans l’herbe. Mon téléphone
vibre dans ma poche.
C’est Arnulf. Il veut me voir.
On se retrouve au Möbel Olfe 22, un bar gay de Kreutzberg. C’est
plein, et Arnulf m’attend au comptoir sous un piranha empaillé.
Il m’annonce d’une voix blanche que Dirk Dieter-Roth n’existe
plus.
Il est décédé ce matin.
Arnulf me conseille de rentrer à Paris.
Tout est fini.
Dans le taxi qui me reconduit à l’aéroport, je regarde
les bâtiments défiler, avec leurs grandes façades de verre,
leurs enseignes publicitaires, leurs couleurs vives. Il ne reste presque rien
de l’Allemagne qui a vu naître Dirk. Juste quelques bâtiments
décrépis, bientôt rasés pour laisser place à
un nouveau concept-store ou à une station essence.
Dirk Dieter-Roth n’a peut-être jamais existé.
Comme la Deutsche Demokratische Republik.
Notes :
1. Frühstück : petit déjeuner pouvant être servi
tard, parfois composé de salé et sucré.
2. Theremin : plus anciens instruments de musique électronique inventé
en 1919 par le Russe Léon Theremin. Définition Wikipédia
3. Trautonium : instrument monophonique inventé par l'Allemand Friedrich
Trautwein entre 1928 et 1960 utilisant la synthèse soustractive et utilisé
en 1952 par Oskar Sala pour composer la musique du film Les oiseaux
d'Alfred Hitchcock. Explication sur audiofanzine.com
4. Synthèse soustractive : la synthèse sonore soustractive est
un procédé qui consiste à filtrer un signal périodique
riche en harmoniques à l'aide de filtres fréquentiels. Définition
Wikipédia
5. Krautrock : littéralement « rock choucroute ». Désigne
le rock planant et expérimental allemand des seventies. Histoire
du Krautrock sur neospheres.free.fr
6. Cluster : duo formé par Hans-Joachim Roedelius et Dieter Moebius,
pionnier de l'ambient music et fondateur de l'electro-pop.
7. Zodiak Free Arts Lab : conçu comme un espace dédié aux
happenings et caché dans les sous-sols du Schaubühne, un café-théâtre
appartenant au metteur en scène Peter Stein. Pendant environ un an, vers
1968/69 sont organisées des soirées thématiques intitulées
"Rencontres free jazz et électroniques", "Rencontre
musiques improvisées et théâtre improvisé" ou
"Rencontres pop et jazz".
8. Conrad « Conny » Plank : ingénieur du son ayant débuté
dans les années 60 au sein du studio de la Westdeutscher Rundfunk
(la radio nationale ouest-allemande) à Cologne. Il a contribué
à l'émergence d'innombrables groupes, allemands et étrangers,
parmi les plus novateurs, comme Kraftwerk, Ultravox, Neu !, Cluster, D.A.F.
ou encore Devo)
9. Conrad Schnitzler : fondateur avec Hans-Joachim Roedelius du Zodiak Free
Arts Lab en 1969, il fut l'un des piliers de la scène underground berlinoise.
10. Synthi AKS : Synthé-valise aux couleurs acidulées très
prisé par Brian Eno. Infos sur Oldschool-sound.com
11. Club SO36 : site officiel
12. Throbbing Gristle : argotique : sexe turgescent. Groupe composé de
Genesis P-Orridge, Cosey Fanni Tutti et Peter Christopherson, considérés
comme les pionniers de la musique expérimentale industrielle de la génération
post-punk anglaise ; fondateur du label Industrial records.
13. Club 103 : site officiel
14. Palais de la République : Palast der Republik. Bâtiment au
centre est de la capitale allemande, dans la partie de l'ex-RDA. Il fut le siège
de la Volkskammer – chambre du peuple, le parlement de la RDA
– et un important lieu culturel et de rencontre. Définition Wikipédia
15. Nolan Bushnell : pionnier de l’industrie du jeu vidéo aux États-Unis,
fondateur d’Atari et inventeur du premier jeu vidéo Pong
en 1972. Définition Wikipédia
16. Vermona : fabriquant de synthé de l’ex-RDA basé à
Vogtland près de la frontière tchèque. À la chute
du mur, ils s’unissent avec le label GRD pour former HDB Audio.
17. Circleculture Gallery : site officiel
(en allemand)
18. Week-end : site officiel
19. Berghain et le Panorama Bar : site officiel
20. Bar 25 : site officiel
21. Jägermeister : liqueur traditionnelle allemande à base de plantes.
22. Möbel Olfe : site officiel
(en allemand)
